Andreï Tchikatilo
Instituteur et père de deux enfants. Andreï Tchikatilo a assassiné de nombreuses femmes et enfants.
Comme beaucoup de mes amis, Il était impuissant. Mais avec une différence notable qu'il ne pouvait obtenir une satisfaction sexuelle qu'en torturant, assassinant, mutilent et consomment la chair de ses victimes, notamment les seins et les organes sexuels et les yeux de ses victimes. Il est possible qu'il ait également ressenti un plaisir sexuel en mangeant ses victimes. Tchikatilo affirmait être dégoûté par ce qu'il appelait leurs "m½urs relâchées".
Arrêté en 1990, à l'age de 54 ans, il est classé parmi les plus grands criminels du siècle.
Tueur, violeur, anthropophage, il se crédite de 55 assassinats alors que la justice, faute de preuves, n'en retint que Cinquante-deux, vingt-et-un garçons de huit à seize ans , quatorze filles de la même classe d'âge et dix-sept femmes adultes.
Condamné à mort le 15 octobre 1992 pour le meurtre de cinquante-deux femmes, personnes entre 1978 et 1990, principalement dans la région de Rostov, il fut exécuté d'une balle dans la nuque le 14 février 1994 (La St Valentin ne porte décidément pas chance).
Déroulement:Le 22 décembre 1978, Elena Z, une écolière de neuf ans, fut violée, poignardée et étranglée.
On retrouva son cadavre que deux jours plus tard au bord de la Grouchevka, dans les faubourgs de la ville de Chakhty, dans la région de Rostov. L'enquête fut bâclée et, même si Tchikatilo fut soupçonné et interrogé, l'instruction s'orienta vers un autre suspect, Alexandre Kravtchenko, vingt-six ans, un criminel en liberté conditionnelle, condamné pour meurtre alors qu'il était encore mineur. A l'issue d'une garde à vue musclée, il avoua l'assassinat de la fillette. Malgré sa retractation ultérieure et les incohérences du dossier, il fut condamné à mort et exécuté.
Tchikatilo ne commit son deuxième meurtre qu'au bout de trois ans, le 3 septembre 1981. La victime fut une jeune prostituée de 17 ans, Larissa T. Encore neuf mois plus tard, le 12 juin 1982, ce fut le tour d'une fillette de 12 ans, Lioubov B.
Quarante-neuf autres meurtres retenus par la justice, tous perpétrés avec la même sauvagerie. Malgré les similitudes entre les assassinats, notamment le mode opératoire, les responsables soviétiques du parquet et de la milice communiste refusèrent longtemps de considérer qu'il pouvait s'agir de l'oeuvre d'un seul tueur "Pour l'idéologie officielle, les tueurs en série ne pouvaient exister que dans les sociétés capitalistes" -_-"
Ce ne fut qu'avec la glasnost, à la fin des années 1980 que l'enquête s'orienta vers l'hypothèse d'un tueur unique. Le groupe sanguin du tueur, déterminé grâce à des analyses de sperme séché retrouvé sur le corps des victimes, fut alors correctement exploité. En tout plus de 165 000 prises de sang et 500 000 contrôles furent organisés.
En novembre 1992, un an après l'effondrement de l'URSS, Tchikatilo fut contrôlé près d'une gare ferroviaire peu de temps avant la découverte d'un nouveau corps. Cette fois, les enquêteurs russes ne le laissèrent pas échapper. Le 20 novembre 1992, Tchikatilo fut arrêté devant son domicile familial. Les enquêteurs découvrirent dans sa mallette un couteau de cuisine. Tchikatilo passa rapidement aux aveux : "Je suis persuadé que je souffre d'une espèce de maladie", expliquait-il pour se justifier.
Le procès de Tchikatilo s'ouvrit le 14 avril 1993. Dans le box des accusés séparé par des barreaux du reste de la salle (comme c'est la règle dans les prétoires russes pour les procès criminels), il coupait les plaidoiries par des soufflements d'impatience ou des bribes de phrases incohérentes. Il fut condamné à mort et exécuté le 14 février 1994.